Etre herboriste c’est avant tout être en contact direct avec la plante, lier une relation … Cela s’acquiert avec beaucoup de patience et d’observation mais cela nécessite aussi une volonté bien ancrée pour faire face à un métier qui demande l’investissement de toute une vie ! 

Les cueillettes sauvages & le jardin médicinal

La plupart de mes récoltes s’effectuent à l’état sauvage dans des lieux préservés au coeur de l’Ardenne liégeoise … Les plantes qui y poussent spontanément dégagent une sensibilité différente des plantes cultivées par la main de l’homme. C’est le cas par exemple de l’aubépine, de l’ortie, de la reine des prés, du sureau, etc.

Je veille à cueillir en conscience en prenant soin de prélever uniquement ce qui m’est nécessaire afin de ne pas épuiser les ressources du biotope. 

Pour ce qui est introuvable dans la nature, je cultive une belle variété de plantes médicinales à la main, sur des buttes permanentes selon les principes de la permaculture. C’est un travail qui allie force & patience pour semer, planter, désherber, arroser, pailler et finalement … récolter ! 

Le séchage, l'émondage et les transformations

tisane la bonne humeurL’observation et l’écoute des plantes nous apprennent qu’il est crucial de les récolter au bon moment. C’est ce que je m’efforce d’appliquer afin de conserver au maximum leurs principes actifs. Pour certaines, comme le Millepertuis, ce sera en début de floraison et pour d’autres, en pleine floraison. Le rythme quotidien des récoltes a lui aussi son importance en fonction de la substance active que nous voulons valoriser (huiles essentielles, tanins, etc).

Une fois récoltées, les plantes qui serviront à préparer les tisanes sont transportées vers l’atelier et ensuite installées dans un séchoir artisanal en bois non traité où la température et l’humidité y sont contrôlées. 

Chaque jour, j’y vérifie l’état de séchage des plantes. D’une part pour empêcher qu’elles ne sèchent trop ( ce qui en diminuerait la qualité), et d’autre part, pour vérifier que l’humidité n’y soit trop importante. Vient ensuite le temps de l’émondage qui consiste à séparer chaque feuille de la tige à la main. Cette dernière étape fastidieuse requiert beaucoup de patience et de délicatesse pour ne pas abîmer les plantes et ainsi conserver leurs précieux principes actifs. Le fait d’émonder à la main et non à l’aide d’un tamis (ce qui broie en quelque sorte la plante) me permet de vous offrir des plantes les plus entières possibles, gage de qualité.

Une partie des plantes est directement préparée pour être transformée en divers produits de soins : alcoolatures, macérats huileux, macérats de bourgeons, hydrolats, phyto-cosmétiques, vinaigres, etc. Les plantes destinées à cet usage sont toujours utilisées fraîchement cueillies afin de conserver toute leur énergie.